# 7 - presque fin
Je marche vers l'arrêt de bus, le vent me fouette le visage. J'ai froid. Le baladeur crache du depeche mode dans mes oreilles. J'entre dans le bus, je parle mais le baladeur m'empeche d'entendre ce que je dis, c'est une sensation étrange.
Les gens rentrent au fur et à mesure que le bus poursuit son trajet, ils ne s'assoient pas à côté de moi, je les méprise. Mes yeux sont levés à leur hauteur, perdus dans le vague. Mais mes yeux, ils sont fiers, ils sentent la supériorité. ou du moins, cherchent à montrer cela.
Des racailles montent, ils ressemblent à ceux qui loin dans le temps, me haïssaient, me rabaissaient.
Maintenant,
ce n'est plus le cas. Ils me passent à côté, sans me voir, ou sans
vouloir me voir. Parce que nos visions des choses sont totalement
différentes.
Je rentre dans le métro, une fille adorable
s'assoit en face de moi. Elle doit avoir des origines asiatiques ... ou
indiennes. Elle a un casque sur les oreilles, elle ferme les yeux,
sourit. Peut-être que la musique lui rappelle un souvenir heureux,
peut-être se souvient-elle de sa soirée d'hier.
Je sors dehors, respirer un grand bol d'air [polué]
#6
Bon, ben je reviens sur 20six ... parce que j'ai trouvé le moyen de faire une jolie mise en page et que décidemment ... j'arrive pas à me défaire d'eux ... Canalblog, j'aime bien, mais rien à voir avec 20six ...
#6 - et merde tiens aussi.
On dit que l'amour c'est beau, que c'est la chose la plus merveilleuse qui existe sur terre. Mais pour nous, je crois que ce n'est pas le cas. Je regrette la situation dans laquelle nous sommes.
Des fois, je me surprends à penser que j'aurai aimé ne jamais avoir passé cette semaine chez lui, à le découvrir. On a souffert, je sais, et on souffre encore. Je sais que c'est impossible, que ce qui nous anime est destructeur, que ça n'ira pas plus loin que nos mains qui se tiennent.
Mais moi, j'ai mal à force de le cotoyer justement, parce que ce que l'on vit, ce sont toujours des moments intenses où la présence de l'autre en rajoute.
Je sais que lui aussi pense la même chose. Je le lis dans ses yeux, parce que je peux deviner ce qu'ils cachent.
Je peux sentir ce qu'il ressent rien qu'en sentant sa présence près de moi.
Je voudrais me désyntoxiquer, de lui, de nous, parce qu'il n'y a rien, mais il y a tout en même temps.
Parce que c'est un tout qui ne mènera jamais à rien.
Pourquoi a-t'il fallu que ce soit toi mon âme-soeur?
j'aimerai taire tout ce qui se passe dans ma tête, toutes ces voix qui me crient ton nom quand j'essaie de ne plus t'aimer (mais quelle phrase idiote ...)
Je veux être une machine ... oui c'est cruel et insensé ce que je dis, mais je le voudrais...

pic : Brian Jones & Anita Pallenberg
#5 - concert.
Je sais pas si je vais arriver à vous raconter le concert d'hier soir.
Il y a ce moment, avant de jouer, où on se sent bien et très mal en même temps. On trépigne d'impatience, mais on est terrorisé. Et bien, ce moment là, c'est celui que je préfère. Et que Greg préfère aussi.
Puis arrive le moment, où tu commences à jouer et là, il te faut un temps d'adaptation pour te mettre vraiment dans ce que tu fais. Après, c'est l'osmose.
D'ailleurs, c'était génial, je crois que c'est le meilleur concert que nous avons donné parce que d'un, on ne s'est pas trompé et de deux, pour la première fois, on a joué une compo à nous.
Notre première fois ...
Il y avait tout, les gens qui pogotaient pendant The Clash & Led Zep, les boulets qui nous draguaient Agnès et moi, les fans (lol ... oui enfin, les fans boulay), les gens qui nous ont félicité, la fille qui m'a dit que je devrais chanter du PJ Harvey ("ah mais, mais, han, j'le fais déjà, parce que PJ = <3")
Je suis vraiment désolée de vous embêter avec ça, mais je crois que si je devais définir le bonheur absolu, je commencerais par raconter ces moments passés à jouer avec mes cousins ...
1° - Hey Teacher
We don't need no education
We don't need no thoughts control
model : Marie-Amélie.
by : bruised.


